L'Arrivée au Brésil

EPISODE 1 : L’Arrivée

Lundi 13 mai 2019, début de l'aventure. Nous sommes actuellement à l'aéroport d'Orly, le départ pour Brasília est imminent. Après moult péripéties – les habituelles pannes de réveil, et embouteillages franciliens-, nos dix apprentis aventuriers arrivent à Lisbonne sans encombre avant de prendre un deuxième avion pour notre destination finale : le Brésil.

Brasília, 15h30 heure locale, à peine débarqués, une chaleur moite et étouffante nous accable, nous sommes bien loin des 5°C parisiens. Après s'être changés afin d'affronter la température brésilienne, nous parvenons à monter dans le bon bus direction notre auberge pour la nuit. Malgré des problèmes de compréhension, les Brésiliens sont d'une gentillesse remarquable et nous aident bien volontiers à trouver notre chemin. Après une nuit reposante, nous tentons de nous rendre à la gare routière mais le système de bus brésiliens est assez complexe : les arrêts ne sont pas indiqués et les itinéraires des bus non plus. Heureusement pour nous, une dame vient à notre secours et nous accompagne jusqu'aux quais. Sans elle, nous serions probablement encore coincés à Brasília. Notre chef de projet, Alban, a d'ailleurs réussi à dégoter le numéro d'Alice, notre bienfaitrice.

 

C'est parti pour 20h de bus, direction Colonia do Gurgueia dans le Piaui, en compagnie de multiples bestioles en tout genre (cafards, blattes et autres espèces non identifiées) qui rendent le sommeil difficile. Sauf pour certains.

 

 

 

 

 

 

Autre petit désagrément : les toilettes du bus indisponibles qui transforment les pauses en véritable délivrance.

Depuis que nous sommes arrivés au Brésil, beaucoup de locaux avec qui nous avons pu échanger, intrigués par nos énormes sacs, nous ont conseillé de bien faire attention à nos affaires.

 

Nous arrivons à destination à 8h tapantes, accueillis chaleureusement par Cosmo, le pasteur chez qui nous allons passer ces 6 semaines, au volant de son bolide flambant neuf. Preuve à l'appui.

 

Arrivés à la maison, nous faisons la connaissance de Simone, la femme de Cosmo, autour d'un petit-déjeuner typique : le gâteau au maïs. S'ensuit une visite du village durant laquelle Cosmo nous introduit à la flore locale et n'hésite pas à nous faire une démonstration d'escalade de cocotier. Discipline olympique brésilienne.

Afin de nourrir 10 bouches affamées pendant 6 semaines, nous partons faire les courses et remplissons 4 caddies. Nous ne faisons pas un pas sans être sollicités pour une photo : directrice du supermarché, voisins, enfants... En bref, une vraie vie de stars.

De retour chez Cosmo, les matelas que nous avons acheté pendant la matinée nous sont livrés et nous pouvons procéder à l'installation des moustiquaires qui s'avère plus compliquée que prévue. Nous achetons également un mouton que nous mangerons le lendemain.

Le soir, Cosmo dîne en notre compagnie et nous en profitons pour lui offrir un cadeau pour le remercier de son hospitalité. Accablés par la chaleur et le décalage horaire, nous nous endormons bercés par le bruit des moustiques.

EPISODE 2 : Découverte et premières missions

Le lendemain matin nous nous réveillons aux aurores car nous devons être sur le chantier dès 7h du matin. Après un solide petit-déjeuner, nous partons pour une matinée entière de déblayage/désherbage avec seulement quelques outils pour nous aider et beaucoup de volonté. Nous parvenons à terminer tout ce qui était prévu néanmoins pas sans crainte. 

Suite Episode 2:

En effet, Cosmo nous explique que nous devons faire attention car serpents, scorpions, araignées et fourmis rouges sont de la partie. Il y a encore beaucoup à faire. En rentrant du chantier, Cosmo décide de tuer le mouton acheté la veille et nous montre comment s'y prendre. Simone quant à elle commence la préparation du repas avec les morceaux que Cosmo lui donne. Après avoir mangé, sans Cosmo ni Simone qui mangent plus tard, Cosmo nous emmène faire une promenade autour d'un lac.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pendant que nous marchons, Cosmo nous explique à quel point la faune est ici hostile : des abeilles tueuses, des fourmis de la taille d'une phalange, et surtout la présence de Sucuri aux abords du fleuve que nous traversons.

N'étant pas encore fatigués et toujours désireux de voir encore d'autres paysages, Cosmo nous demande si l'on veut faire une randonnée dans la montagne. Nous acceptons bien volontiers et regrettons très rapidement en remarquant l'absence de sentier. C'est Cosmo, seul, armé de sa machette et en claquettes, qui nous ouvre la voie et nous montre où prendre appui pour escalader la montagne. Toutefois, face à la difficulté de la tâche la moitié du groupe abandonne et rebrousse chemin évitant les pierres qui dévalent les pentes.

De retour chez Cosmo, nous sommes une fois de plus attendus par les enfants des voisins : Daniel, 8 ans et Taina 5 ans, à qui apprenons à jouer au Uno. Ils sont toujours très curieux et nous sollicitent continuellement à jouer avec eux.

EPISODE 3 : Participation à la vie locale

Le lendemain, vendredi 17, nous préparons toute la matinée une chorégraphie que nous allons présenter le jour-même lors d'une manifestation annuelle contre les abus sexuels sur les enfants et les adolescents. A 16h nous nous retrouvons sur la place principale de Colonia do Gurgueia où nous rejoignons 5 écoles de la ville qui manifestent elles-aussi. Après un discours poignant d'un évangéliste rendant hommage à une victime, nous entamons une marche dans le village. Nous sommes surpris de voir des enfants aussi jeunes (4-5 ans) brandir des pancartes telles que : « Meu corpo é um tesourinho » (Mon corps est un trésor). Cosmo nous explique alors que pendant toute l'année ces enfants reçoivent des cours de prévention contre les abus sexuels.

Une fois la marche terminée, c'est à notre tour d'entrer en scène et de présenter notre petite chorégraphie devant plus de 200 personnes qui scrutent nos moindres faits et gestes.

 

Nous sommes l'attraction principale de la soirée et même après notre danse, tous les yeux sont rivés sur nous. Les enfants et leurs parents, probablement émerveillés par nos talents de danseurs (ou pas), nous mitraillent de photos et récupèrent nos numéros de téléphone. Pendant 2h, nous nous adonnons à des démonstrations de tout genre : tractions, danse, capoeira, salto, dab et j'en passe. Nous rentrons exténués mais des images plein la tête et le sentiment d'avoir participé à quelque chose de grand.

 

Le samedi : pas de chantier. C'est un jour dédié au projet de Simone. Nous allons donc dans une école retrouver les enfants qui nous ont préparé une petite chorégraphie. S'ensuivent de nombreux jeux par équipe : jeu de la cuillère, football, balle au prisonnier et devinettes suivies d'un entartage en cas de défaite (Valentin en a par ailleurs fait l'amère expérience).

Toute la semaine, nous avons eu le plaisir de goûter à tout un tas de spécialités locales concoctées par Simone : galettes de farine de manioc, feijoada (haricots), mouton à l'ananas et aux poivrons, carrot cake au chocolat, jus de fruits (goyave, mangue, papaye, citron), guarana, frites de manioc et de macachera.

Cosmo nous a également fait goûter de nombreux fruits poussant dans le village et ses alentours comme le tamarin, la noix de coco fraîche l’acérola, et la canne à sucre.

 

Cette première semaine a vraiment été pour nous synonyme d'émerveillement et de découverte et nous avons hâte de poursuivre notre mission au Brésil pour nous investir davantage dans ce projet qui nous tient à cœur.

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