Koh Lanta à Colonia

Week-end : Notre week-end commence par un réveil aux aurores afin de réceptionner une livraison de 1200 briques sur le chantier, cependant devant l'absence de réponse du livreur, nous devons nous raviser et partons en promenade chasser l'alligator et pêcher le piranha. Après une vingtaine de minutes de van, nous empruntons plusieurs chemins dans la forêt pour tenter d'apercevoir des singes à un endroit où Cosmo en avait déjà aperçus, mais c'est un échec. Il fait très chaud et humide et les moustiques nous assaillent de toutes parts.

 

Nous nous arrêtons finalement au bord d'une rivière pour pêcher avec de la viande en guise d'appât. Cosmo nous montre comment fabriquer une canne à pêche artisanale et se met aussitôt au travail. Résultat : il réussit à pêcher deux jeunes piranhas et nous montre ensuite comment faire. Nous devons faire attention à ne pas jeter le piranha sur quelqu'un lorsque nous le remontons hors de l'eau car malgré leur petite taille, leurs dents sont aiguisées comme des rasoirs.

Pendant que certains s'essayent à la pêche au piranha sous un soleil de plomb, d'autres profitent de l'abri du propriétaire des lieux, à l'ombre d'un arbre et bercé par un hamac. Cemre tente même de nous impressionner en grimpant à un arbre, mais c'est un échec plutôt cuisant. Et ce n'est pas la première fois que notre apprentie aventurière prend des risques inconsidérés, raison pour laquelle nous avons décrété que si quelqu'un devait mourir ici au Brésil, ce serait elle.

 

Bilan de ces 2h de pêche : six jeunes piranhas, dont deux pêchés par Flore – laquelle commence sérieusement à songer à une reconversion professionnelle dans le milieu.

 

Après cette petite partie de pêche, nous rentrons manger puis nous rendons sur le chantier pour décharger les 1200 briques qui devaient arriver le matin à 7h45. Nous finissons la journée au projet de Simone comme tous les samedis et une fois encore, Cosmo essaye de tricher pour remporter le jeu de la balle au prisonnier. Sans grand succès.

 

Le dimanche, nous profitons de la matinée pour dormir un peu plus que d'habitude (c'est-à-dire réveil à 8h) et aux alentours de midi, Cosmo nous sollicite pour aller chercher du manioc dans le champ d'un de ses amis. Au fil des kilomètres, il se rend finalement compte que ce n'était pas si près que ça. Nous arrivons au bout de 30 minutes dans une sorte de zone agricole où diverses cultures se côtoient. L'ami de Cosmo (qui est aussi le propriétaire du terrain où nous avions pêché les piranhas) nous montre comment déterrer le manioc à grands coups de bêche. Nous sommes tous impressionnés devant sa force et son énergie car du haut de ses 80 ans et sous une chaleur écrasante, il détrône nos membres les plus vaillants.

Nous repartons chargés comme des mules chez un voisin qui nous accueille les bras ouverts et nous fait faire le tour du propriétaire. Nous découvrons un élevage de cochons, un immense citronnier (dont nous avons le droit de récolter les fruits) et un fruit à coque dont les graines servent de colorant alimentaire naturel mais aussi de peinture pour les peuples indigènes. Ayant à cœur de nous intégrer à la culture locale, nous nous tartinons le visage et le corps pour certains, de cette peinture rouge. 

Après cette petite excursion, nous rentrons affamés nous préparons pour la messe du soir, durant laquelle Leïla adresse un petit message de remerciement en portugais aux fidèles présents. De retour chez Cosmo, nous entamons le repas mais sommes interrompus par une soudaine coupure de courant. Tout est prétexte à l'amusement et nous profitons de l'occasion pour enfiler nos lampes frontales qui n'avaient jusqu'alors pas servi, nous utilisons aussi des bouteilles en plastique et les transformons en lanternes grâce aux flash des téléphones. Le staff vaisselle se métamorphose en véritable boîte de nuit et nous clôturons cette semaine dans la joie et la bonne humeur à danser dans la cuisine. 

Semaine : En ce qui concerne le chantier, les jours se ressemblent. Nous faisons passer les briques à Tito, le maçon pour qu'il les pose, nous faisons du mortier et du béton, par moments nous devons déplacer l'échafaudage. Nos muscles commencent sérieusement à se développer : nous n'avons plus d'inquiétude quant à notre summer body.

Le jeudi, nous sommes interrompus par un visiteur travaillant comme chargé de communication à la préfecture municipale de la ville, Adelmir Alves de Andrade. Celui-ci intrigué par notre venue, nous pose quelques questions sur ce que nous faisons, d'où nous venons et quels sont nos futurs projets. Egalement poète et auteur, il nous offre bien gentiment son dernier ouvrage « Peregrino de dura jornada : vida e obra do Pe. José de Anchieta Mauriz Cortez ».

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