L'arrivée au Laos

Etat des lieux d'une première semaine surprenante

EPISODE 1: l'arrivée

Mercredi 15 mai, 14:53. Après 12 heures de vol et une escale au Vietnam à Hanoï, nous voilà enfin arrivés à Luang Prabang, première étape sur notre route pour Oudomxay. Suffoquant dans nos pulls SOS loin d'être adaptés au climat laotien, nous sommes parvenus à trouver une Guest House (un dérivé asiatique des auberges de jeunesse) où passer la nuit.

Jeudi 16 mai, 6:30. Le réveil sonne. Une longue route nous attend afin de rejoindre Oudomxay, lieu de notre première mission. A notre arrivée, Duangta, 67 ans, notre nouvelle grand-mère laotienne nous accueille chaleureusement. Ancienne professeur de français, elle nous accompagnera tout au long de notre projet pour nous aider à communiquer avec la population locale, nous initier aux mœurs du pays et nous soutenir en cas de tourista aiguë (pour préserver la dignité des personnes concernées, aucun membre du groupe ne sera cité dans cet article).

Nous avons visité trois des quatre écoles dans lesquelles nous interviendrons, l'occasion d'une première rencontre avec les enfants et d'un échange avec les enseignants afin de définir précisément leurs attentes. A la suite de celui-ci, nous avons acheté les matériaux nécessaires à la réalisation des projets suivants : peinture et pose de carrelage pour les salles de classe ainsi que rénovation d'une toiture.

EPISODE 2: Rencontre avec le gouverneur et aperçu de la vie laotienne

Lundi 20 mai, nous avons eu l'opportunité de rencontrer différents représentants du gouvernement laotien. Tout d'abord, le vice directeur du département de l'éducation nationale qui nous a établi un rapport sur l'état actuel de l'éducation à Oudomxay. 40% des enfants de 3 à 5 ans ne sont pas scolarisés, ce chiffre s'explique par la présence de nombreuses ethnies au sein du district ce qui nuit à leur intégration. L'enclavement de certains villages dans les montagnes justifie également ce faible taux de scolarisation.

Puis, nous avons rencontré le gouverneur du district qui nous a  accueilli et remercié au cours d'une cérémonie officielle.

La vie à Oudomxay nous a surpris à plusieurs égards tant les différences culturelles entre le Laos et la France sont importantes. Accoutumés à l'eau courante à toute heure de la journée nous avons pu constater à nos dépens qu'en plus d'être non potable, l'eau était coupée quotidiennement plusieurs heures par jour (ce qui ne s'avère pas très pratique en plein milieu d'un shampooing) obligeant les laotiens à faire des réserves aux heures où l'accès est rétabli. C'est d'autant plus difficile que cette année la mousson arrive avec plusieurs semaines de retard (le petit fils de notre traductrice Duangta, né il y a à peine 3 semaines porte d'ailleurs le prénom de Nam Pha qui signifie « eau qui vient du ciel »).

 

            De même la gestion du temps est ici totalement différente. Tandis que nous sommes habitués à avoir une journée très rythmée avec un emploi du temps précis, au Laos les choses sont beaucoup plus flexibles, les habitants ne semblent pas autant attachés aux horaires fixes que nous. Un fait auquel nous avons dû nous adapter bien des fois. Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage comme le disait La Fontaine. Lorsque l'on réserve un tuk tuk pour 8h il ne faut pas s'étonner de le voir arriver avec 30 minutes de retard, ou même de ne pas le voir arriver du tout. Cette manière de vivre est néanmoins partagée par tous et ne semble donc jamais être une contrainte.

           Quoi qu'il en soit, cette expérience s'annonce riche en découvertes et en rencontres. Rendez-vous vendredi prochain pour suivre nos nouvelles aventures.

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